Entrevues / Articles




 

AVRIL 2009: Magazine "Le Bulletin," p.29 

des Anciens du Collège de l'Assomption


En 1966, Donald entre au collège de l’Assomption en versification (131). Pas trop doué pour les études, il se lance à fond de train dans les sports. Il joue au football pour les Sphinx de Gerry Labrosse et devient défenseur du club de hockey junior dirigé par l’abbé Pierre Rivest. Cet engouement pour les sports donnera le ton à sa future carrière. Ses succès comme lanceur le conduisentàu camp d'essai des Expos. Retranché du camp il fait un bac en Éducation Physique à l’UQAM et devient entraineur au hockey. Puis il devient administrateur et homme d'affaires dans le domaine sportif. Après avoir obtenu une maîtrise en counselling familial, il devient directeur d'école et conseiller en relation d'aide. Son cheminement personnel l'amène à reconsidérer ses valeurs.  

[ Donald se rend compte que pour atteindre les sommets de la réussite, sa vie professionnelle exige de plus en plus de temps et d’énergies. C’est là qu’il cherche sa valeur et son épanouissement et ce, même au détriment de sa famille.  Alors que sa relation avec son épouse et ses enfants souffre, Donald, encore dans la fleur de l’âge à 36 ans, se pose des questions sur le sens de la vie. « Quel héritage spirituel vais-je laisser à mes enfants? J’avais aucune réponse! »  disait-il en réalisant que le profond vide dans sa vie ne pouvait être rempli par ses exploits sportifs. En mars 1986, son questionnement le conduit à prendre conscience qu’il avait mis Dieu de côté tout au long de ces années où il courait sur la place publique à la recherche de sa réussite. Sa réconciliation avec Dieu marquera une croisée de chemin déterminante pour sa vie spirituelle et ses relations. Il débute une deuxième carrière.]   

[ En 1988, Donald déménage avec sa famille en Saskatchewan pour un retour aux études au Séminaire de Briercrest. Il fait un Bach. en théologie et étude biblique et une Maîtrise en relation d’aide familiale. De retour au Québec en 1991, Donald et son épouse Lorraine font un stage pastoral auprès de familles d’une église à Québec. En 1993, il accepte la position de directeur du secondaire de l’école l’Eau-Vive à Québec, s’implique aussi dans la vie étudiante et comme conseiller en relation d’aide. Sa position à l’école, lui donne le privilège de restaurer bon nombre de conflits où la réconciliation demeure au cœur de son travail. En 1997, Ils retournent à Montréal pour un travail pastoral dans l’Est de Montréal. En 2004-05, Lorraine et Donald participent à deux missions de six semaines au Niger, Afrique pour enseigner sur la réconciliation. ]

Un des résultats de cette quête du sens de la vie est la publication de ce livre. À la suite d'une série de conférence données au Canada, en Afrique et de recherches qui s'étalent sur 6 ans, il fait paraître ce livre qui traite de l'histoire du Québec à travers les liens que nos ancêtres ont entretenus avec les nations autochtones et anglophones qui forment le Canada. Ce livre  [ décrivant le tragique bilan de 400 ans des relations entre Français, Autochtones, Anglais au Canada.] constitue une nouvelle avenue pour mieux comprendre la société distincte que le Québec est devenu et particulièrement ce qui y fait obstacle à la foi.

 


 

JUIN 2009: Magazine "EN Contact,"  p. 17

Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation

À cinq ans, je me battais contre des enfants anglophones aux abords de notre paroisse catholique. Puis, en raison de l’enseignement que j’avais reçu à l’école sur l’histoire du Québec, je suis devenu séparatiste. À l’âge adulte, alors que je me croyais maître de ma vie, et en route vers la réussite, je ressentais un vide intérieur jusqu’au moment où, à l’âge de 36 ans, j’ai vécu une réconciliation avec Dieu. Cependant, encore jeune chrétien, je traînais toujours mon arrière-plan séparatiste dans mes relations. Alors Dieu, qui a un surprenant sens de l’humour, m’a conduit à étudier dans un collège biblique au Canada anglais, en Saskatchewan. C’est là qu’il m’a gracieusement fait vivre la réconciliation avec les anglophones et libéré de mes préjugés et de mon ressentiment. Cette expérience, qui a été un tournant dans ma vie spirituelle, a transformé mes rapports avec les autres.  

Dès lors, j’étais motivé à chercher une réponse à la question : « Pourquoi les francophones, les anglophones et les Amérindiens continuent-ils toujours de se quereller ? » Dieu m’a d’abord motivé à entreprendre des recherches historiques, puis à donner des conférences, et finalement à écrire un livre intitulé : Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation, qui a été publié en août 2008. Survol de 400 ans d’histoire du Canada, selon une perspective biblique, c’est un récit révélateur du Québec qui raconte l’histoire d’un orphelin qui a grandi et qui vit au Canada, dans une famille reconstituée qui souffre. Ce livre apporte une compréhension sur l’héritage des conflits incessants et non réglés entre les trois peuples fondateurs du Canada (et maintenant avec les immigrants). Il fournit également de l’information essentielle pour comprendre ce qui fait obstacle à la foi au Québec, comme au Canada anglais.

Du jeune garçon qui se battait dans la rue contre les Anglos, je suis devenu un mari, un père et un citoyen transformé par la puissante main de Dieu. Il m’a amené à faire connaître aux Canadiens leur besoin de vivre l’Évangile de la réconciliation de Jésus-Christ, à sa plus grande gloire (2 Co 5.14-20).